Quand « Mutations » rime avec « Digitalisation » !

Les institutions culturelles, connaissent, aujourd’hui, de grands mouvements de fond :

  • Développement de l’offre culturelle

Avec la création de nouvelles institutions (privées notamment), une plus forte intensité de la concurrence se développe ; la notoriété et la visibilité devenant, dès lors, capitales.

  • Vulgarisation de la pratique culturelle

N’étant plus réservée à une certaine catégorie de la société, la pratique culturelle se démocratise (du fait de son accessibilité) et entre en confrontation avec le secteur des loisirs, renforçant ainsi la concurrence.

  • Evolution des pratiques et attentes des publics

Les institutions doivent s’inscrire dans la nouveauté en apportant des réponses aux problématiques de mobilité, d’interactivité, d’instantanéité, d’accessibilité, d’ouverture et d’usages de leurs publics.

  • Renforcement des contraintes budgétaires et sécuritaires

Le contexte culturel connaît de réelles tensions à la fois budgétaires (avec la nécessité de dégager davantage de ressources propres) et  sécuritaires (avec la problématique de concilier sécurisation des installations et qualité d’accueil).

Les institutions culturelles doivent se réinventer !

Face à ces nouveaux défis, les institutions culturelles se questionnent, s’imaginent, se recréent en développant notamment :

  • Un positionnement au cœur de la société :

A travers leurs collections, les institutions se doivent de questionner des sujets d’actualité et favoriser la confrontation de points de vue pour sortir de leur image « hors du temps » et de la société. Elles doivent désormais être un lieu de rassemblement et d’échanges de points de vue pour diffuser la Culture et faire grandir les esprits. Ce nouveau positionnement se traduit par une prise de conscience progressive de la nécessité d’améliorer leur image de marque et de mettre en œuvre des démarches participatives avec leurs publics (ex : financement participatif de restauration, construction d’exposition avec les publics, hackathon...).

  • Une priorité donnée à l’expérience visiteur :

Les institutions culturelles réfléchissent activement à devenir des lieux proches, accessibles à tous, intégrés à leur territoire en favorisant la qualité d’accueil et de visite, et en allant à la rencontre des publics éloignés de la Culture (ex : visites virtuelles, Mooc…). C’est également en favorisant une approche basée sur une expérience 360° de leurs publics (une stratégie relationnelle cross-canal entre l’institution et ses publics avant, pendant et après la visite) que les institutions pourront renforcer l’image d’une entité vivante et en constante évolution, sortant ainsi d’une image passéiste.

  • Une plus grande ouverture sur l’écosystème culturel :

Au-delà du mécénat « classique », les institutions culturelles se penchent sur le développement de partenariats à travers, par exemple, la création de laboratoires accueillant des start-ups innovantes ou en s’inscrivant dans la construction d’une démarche d’innovation par le partage des informations générées (i.e Big Data, Open Data…). Ces initiatives, de plus en plus nombreuses, se trouvent renforcées par le questionnement actuel sur les transformations à apporter à leur organisation (refonte d’organigramme), sur leur gestion de compétences (et l’acquisition de nouvelles compétences notamment autour de l’exploitation des données) et sur leur mode de collaboration pour sortir d’un fonctionnement traditionnellement en silos.

La digitalisation de la culture : Oui à la « valorisation », Non à la « gadgétisation » !

En s’appuyant sur les nouvelles technologies, il est aujourd’hui possible pour les institutions de repenser et faciliter l’accès à l‘information et aux contenus et ce, quelle qu’en soit la nature (informations pratiques, éducatives, récréatives…).

Mais, face à cette ouverture du champ des possibles, un danger guette : celui de la « gadgétisation ».

Les institutions culturelles le comprennent progressivement : pour que les nouveaux dispositifs mis en œuvre n’apparaissent pas comme de simples gadgets (un simple dispositif amusant à découvrir mais n’apportant que peu de valeur), il est nécessaire de penser l’introduction de nouveaux services digitaux dans un ensemble cohérent, dans une démarche orientée publics.

De plus en plus d’institutions perçoivent qu’il n’existe pas de frontière entre la visite in situ et la visite sur le site web d’une institution et qu’il s’agit d’une expérience globale qui doit être « sans couture ». Ainsi, la mise à disposition, en ligne, de ressources n’est pas synonyme de baisse de fréquentation ; il s’agit plutôt d’un complément de services apportés aux publics dans leur parcours.

C’est également par l’adaptation du fond et de la forme des contenus à la diversité de leurs publics et par l’utilisation de l’ensemble des canaux et supports à leur disposition que les institutions vont induire progressivement une approche transversale. Cela favorisera aussi le développement de vraies synergies entre les acteurs en interne pour parvenir à mettre en place une offre à la fois originale et cohérente.

Et l’ « humain » dans tout ça… ?!?

Pour filer une métaphore botanique, nous avons, chez Klee Group, vocation à planter des graines numériques, les arroser de pédagogies, les tutorer par les nouvelles technologies afin de faire éclore et s’épanouir, à termes, le digital dans toute l’organisation.

Nous concevons la transformation digitale, au cœur des réflexions actuelles des institutions, plutôt comme un moyen qu’une fin en soi ; la transformation digitale devant servir avant tout l’humain ! Elle doit répondre à une stratégie et à des objectifs opérationnels.

 

Selon nous, la transformation digitale des institutions culturelles doit engendrer une transformation culturelle, voire une révolution culturelle, en permettant :

  • Le développement de l’intelligence collective par la mise en œuvre de pratiques de collaboration, de démarches participatives avec les publics mais également avec les personnels des institutions

 

  • Le développement d’une démarche d’innovation, favorisant la créativité et l’émulation, et d’ouverture notamment par la création de partenariats
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  • Le développement, évidemment, d’une orientation stratégique vers l’ensemble des publics (primo-visiteurs, visiteurs récurrents, adhérents, publics spécifiques, mécènes, partenaires, VIP…) et adopter une vision 360°

 

  • Le développement d’une culture de la donnée, de la compréhension de sa valeur et de la mise en œuvre de dispositifs de récolte, d’enrichissement, d’exploitation pour en tirer toute l’intelligence.

 

  • Le développement de l’agilité, de la flexibilité notamment de l’organisation en s’affranchissant des silos traditionnels. Il s’agit d’abandonner progressivement la verticalité des organisations pour plus d’horizontalité.

 

C’est en ce sens que Klee Group accompagne les institutions culturelles dans la conception puis la mise en œuvre de démarches de Digitalisation en apportant toute son expertise sur les grands chantiers liés au Digital. Pour en savoir plus découvrez notre offre complète pensée pour le monde de la culture.

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